
L'antique village de Colpo, dénommé de nos jours "Vieux Colpo", était un "écart" de la paroisse de Bignan. La commune actuelle résulte d'une distraction de territoires effectuée au détriment des communes de Bignan, Grand-Champ et Saint-Jean Brévelay.
La commune, au cœur des Landes de Lanvaux, est ceinte par la forêt de Chohan, les bois de Treulan et de Botsegalo, et la forêt de Colpo.
Son nom à consonance italienne pourrait trouver ses origines dans celles de sa fondatrice, mais on peut y voir également l’origine bretonne : « Skolp » qui signifie copeau, chaume. Il se retrouve également en Gallois « ysgolp ». 
Ce toponyme de skolpo ou skolpoù serait à l’origine un terme d’artisans pour signifier « l’action d’enlever les copeaux » (comme pour les sabotiers par exemple)
En 1858, la Princesse Napoleone Elisa Baciocchi (1806-1869), née à Lucques en Italie, le 3 juin 1806, cousine germaine de Napoléon III et filleule de Napléon Ier, acquiert près de 300 hectares de terre sur les territoires de Grand-Champ et Bignan. Forte de la promesse d'un don de 100 000 francs sur la cassette impériale, elle finança la construction d'une mairie, d'une église, d'un presbytère, d'une école, d'une maison de secours, de plusieurs habitations, faisant ainsi surgir de toutes pièces un bourg organisé le long d'une avenue plantée de tilleuls. Au centre, se dressait une colonne sommée d'une statue de l'Empereur. Depuis 1893, elle porte celle de la Vierge et a été déplacée en 2006 derrière l'église.
La Princesse fait construire sa résidence à Korn-er-Houët.
Colpo est érigé en commune le 4 juin 1864 et en paroisse le 21 février 1866.
Le bourg de Colpo (église, presbytère, mairie, école…) est créé à l’initiative de Napoleone et financé de toutes pièces par Napoléon III, chef d’Etat d’alors.
Mais Colpo, lande inhospitalière avant l’arrivée de la Princesse, repère de brigands et autres vilains, fut dans des temps fort lointains, une terre habitée par les hommes du Néolithique, comme le prouvent les nombreux sites qui ponctuent la commune çà et là.
Au regard de son histoire, la commune est adhérente à la Fédération Européenne des Cités Napoléoniennes (FECN)
La FECN est une association de droit français (loi 1901) qui rassemble des villes européennes dont l'histoire a été marquée par l'influence napoléonienne.
Elle développe ses activités autour des trois orientations suivantes :
Retrouvez plus d'informations sur la Fédération Européenne des Cités Napoléoniennes en visitant le site ici.
Elle est construite en 1866-1867, grâce à la générosité de Napoléon III et de la Princesse Baciocchi.
L’église est dédiée à l’Assomption de Notre Dame. Elle comprend une tour à deux étages, tandis que la flèche s’élance au milieu de quatre pinacles. A l’intérieur, baies et chapiteaux sont sculptés dans la pierre blanche. Au-dessus de la porte d’entrée, une Vierge à l’Enfant est vénérée par deux anges agenouillés. Aux clés de voûte figurent les armes de Monseigneur Bécel, évêque de Vannes, qui a béni l’église le 23 décembre 1867, celles de Napoléon III et de la Princesse Napoleone Elisa Baciocchi.
La haute tour ferme la perspective de l'avenue bordée de tilleuls. En avant de la nef, se dresse le clocher - porche, au bas duquel le portail s'inscrit dans un avant-corps à pignon triangulaire soutenu par des colonnes jumelles de granit sombre à chapiteau en pierre blanche.
Trois voussures concentriques reposent sur des piedroits et dans le tympan, une Vierge à l'Enfant, enveloppée d'une mandorle, reçoit la vénération de deux anges agenouillés. Latéralement, deux petites tourelles engagées contiennent l'une le baptistère, l'autre un escalier.
La tour s'élève en deux étages. Celui de l'horloge et celui du beffroi, cantonné de colonnes d'angle et percé de hautes fenêtres cintrées.
La flèche polygonale s'élance au milieu de quatre pinacles, chargée d'étroites ouvertures sous gable et trouée de baies en quatre feuilles.
Construit en moellons de granit enduits, l'édifice est consolidé par des chaînages d'angle en appareil de granit, mais on s'est contenté de simples pierres calcaire dans l'encadrement des baies. L'élévation est très accusée et la symétrie parfaite. L'église de Colpo témoigne d'une inspiration éclectique que l'on retrouve dans la Basilique de Sainte-Anne d'Auray.
Baies et chapiteaux sont sculptés dans la pierre blanche.
Seuls les vitraux du milieu de l'abside sont figurés d'une crucifixion et des images de saint Charles Borromée et de saint Augustin.
La cuve baptismale s'orne de roses et à proximité de la porte principale se voit un riche bénitier de marbre polychrome.
L'église demeure chère au Souvenir Napoléonien qui fit célébrer un service solennel pour le centenaire de la paroisse (1966) et elle reçu, en 1976, la visite du prince et de la princesse Napoléon.
Pour savoir qui était la Princesse Baciocchi.
Il s’agit de la pièce la plus originale de l’église. Le mausolée de la Princesse Napoleon Elisa Baciocchi remplit une chapelle méridionale.
C’est un imposant cénotaphe de granit, en forme de tronc de pyramide, assis sur une base rectangulaire et orné d’antéfixes aux angles supérieurs.
Sur la face inférieure se détachent un aigle impérial et une draperie surmontée de la couronne impériale et nouée de rubans sur laquelle se lit le blason de la Princesse.
La dalle supérieure porte l’épitaphe suivante : « Son Altesse Napoléon-Elisa Baciocchi, née à Lucques, le 3 juin 1806, décédée à Korn-er-Houët, Morbihan, le 3 février 1869 »
Les restes de la princesse se trouvent au pied du mur occidental de la chapelle où la paroi porte une croix de marbre avec l’inscription « IHS. Ego sum resurrectio et vita » (je suis la résurrection et la vie) Ce monument est sans doute le dernier reflet de la puissance et la gloire impériale qui allaient sombrer dans le désastre de 1870.

Symbole d'immortalité et de résurrection, les abeilles sont choisies afin de rattacher la nouvelle dynastie aux origines de la France. En effet, des abeilles d'or (en réalité des cigales) avaient été découvertes en 1653 à Tournai dans le tombeau de Childéric Ier, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France.
La photo est prise depuis le rond-point actuel. On peut voir les doubles allées de tilleuls qui gardaient l'avenue de la Princesse.
Cette vue du haut du bourg montre la présence des tilleuls face à l'école publique et la mairie.
Le premier plan de cette carte montre parfaitement la colonne supportant la statue de la Vierge qui se trouve désormais derrière l'église, et qui reçut jusqu'en 1870 un buste de Napoléon III.
Sur cette photographie, on aperçoit deux hommes en costume traditionnel au pied de la colonne qui surplombait alors la fontaine. Cette dernière est désormais surmontée du "B" des Baciocchi.
La scène montre la chapelle St Méen dans le Vieux Colpo, avant qu'elle ne soit amputée d'une partie pour les besoins de la route.
Cette autre vue du Vieux Colpo montre le nombre de chaumières traditionnelles qui composaient la partie la plus ancienne de la commune.
La croix de mission aujourd'hui sur le rond-point. La croix est désormais plus courte et plus trappue.
Le château de Korn-er-Houët porte ici bien son nom (le coin du bois) Son environnement est alors très champêtre. Aujourd'hui le bois de Treulan borde toujours le monument.
Une belle vue du manoir de Quenhoët.
On apprend sur cette carte que le nom du manoir de Quenhoët était aussi "le château des revenants" !
La belle vallée de La Claye aux alentours de Quenhoët avec le rocher des Suppliciés.
Une scène typique autour du four à pain. On en retrouve un certain nombre sur le territoire. Ils sont parfois en état de fonctionner. Plusieurs propriétaires programment leur rénovation.
L'avenue de la Princesse, et au bout, la rue Job Le Bayon sur la route de Saint-Jean Brévelay.
Une belle vue de l'église Notre Dame de l'Assomption .
L'intérieur de l'église et le maître-autel.
Une allée champêtre menant à l'église