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Locqueltas

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Lokeltaz

 

La commune doit son nom à Saint Gildas, surnommé «Le Sage », abbé de Rhuys (on lui attribue la fondation de l’abbaye) né en 493 à Arcluyd, actuellement Dumbarton en Ecosse. Conseiller de Waroc, comte de Vannes vers 530, Gildas « Le Sage » mourut à Houat le 29 janvier 570. Le nom de « Loc » signifie le lieu en Breton pour préciser l’endroit où l’on honore le Saint.

Sous l’ancien Régime, Locqueltas relève du comté de Largoët dans la sénéchaussée de Vannes. Plusieurs seigneuries y ont leur fief : Trédec, Bodalic, Kerguélo et Camzon la plus importante.

Ancienne trève de Plaudren, Locqueltas est associée à Locmaria Grand-Champ en 1802 et s'est émue quand on a envisagé de lui retirer la résidence du desservant et a demandé son autonomie. En 1840, une pétition appuyée par le député Achille Vigier, puis par l'évêque de Vannes, qui fit valoir le bon état de l'église et l'existence d'un presbytère, obtint satisfaction par une ordonnance du 23 juin 1842. La nouvelle paroisse fut érigée en commune le 17 février 1864.

La commune est amputée d’une partie de son territoire entre 1874 et 1876 pour permettre la création du camp militaire de Meucon.

En 1887, un important incendie ravage le bourg, plusieurs maisons sont détruites dont la mairie.

En 1902, le petit train départemental aujourd’hui disparu (des bribes de la voie ferrée sont désormais des chemins de randonnées) s’arrête pour la première fois à la gare de Morbouleau. C’est ce même train qui amènera les Américains en 1918.

Locqueltas sera l’une des premières communes rurales à bénéficier de l’électricité en 1932, suite à la présence des Américains qui avaient établis ici une base.

Eglise Saint Gildas (XIXe)

L’église Saint Gildas fut construite en 1878 à l’emplacement d’une ancienne chapelle tréviale de Plaudren, en forme de croix latine, datant pour l’essentiel, de la fin du XVIème siècle et dont le porche méridionale portait les dates de 1591-1621.

Un premier projet est présenté en avril 1877. Suite à quelques critiques, il sera finalement accepté le 24 juin de  l’année suivante par l’architecte départemental M. Charier. M.Kergoustin, entrepreneur à Sainte Anne d’Auray, réalisa les travaux.

De style néo-gothique, elle est orientée nord-sud, ce qui est peu courant, mais tient compte des contraintes liées à la configuration  du terrain disponible.

 

Le clocher est en appareil de granit et superpose trois étages (portail, chambre des cloches, flèche).

Le portail s’ouvre en arc brisé orné d’un tore que reçoivent deux colonnettes. Au dessus du linteau droit, le tympan aveugle est festonné d’une sorte d’arcade multilobée. Plus haut, deux fenêtres géminées surmontées d’un oculus éclairent le bas de la nef.

La nef comporte quatre travées. Le transept déborde en deux ailes largement saillantes.  Le chœur se termine par un chevet à trois pans.

A l’intérieur, le contraste est frappant entre les murs blanchis à la chaux, les voûtes de plâtre, les colonnes de pierre blanche qui structurent l’édifice et le vernis sombre dont sont revêtus les lambris au bas des murs ainsi que les différentes pièces du mobilier.

L’autel est détaché  du mur d’abside où demeure le tabernacle. Dans les chapelles latérales, deux autels identiques sont surmontés d’un petit retable en lambris et de deux tableaux, qui figurent respectivement au nord et sud (le Rosaire et la Descente de Croix).

Deux confessionnaux néo-gothiques se font face.

A la croisée du transept gauche, la chaire à prêcher, datant de la fin du XIXème siècle, est un bel ouvrage d’ébénisterie. Portée sur un fût cerné de colonnettes, la cuve est sculptée de bas reliefs représentant les quatre évangélistes.

Partout, le long de l’escalier, sur le dorsal, et surtout dans l’abat-voix en forme de dais à quatre étages se déploie un décor exubérant d’inspiration flamboyante.

Dans les fenêtres de l’abside, Saint Gildas occupe la place d’honneur, à la droite du Christ et Saint Corneille lui fait pendant. Ces vitraux, datés de 1879, sortent de l’atelier de Louis-Victor Gesta tandis que ceux de la nef, plus tardifs, figurent les apôtres.

Dans le chœur se trouvent les statues de Saint Gildas et de Saint Jacques. Cette dernière provient de l’ancienne chapelle de l’Ermitage dédiée à Saint Jacques et Saint Philippe.

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Actualités Agenda 

La commune autrefois

La route de Bignan bordée de quelques maisons et de vergers

 

 

La rue de la place de la mairie, en direction de Locmaria. La boulangerie actuelle se trouve à l'emplacement de la maison sur la droite.

 

La même rue mais en direction inverse, vers Plaudren. On remarque que le commerce en arrière plan était déjà un café (emplacement de Tavarn er Gov)

 

La carte montre un fait important de l'histoire de Locqueltas : des soldats américains (en 14-18) déambulent dans les rues du bourg.

 

Le château de Camezon.

 

 

Belle carte mettant en valeur le beau calvaire du cimetière.

 

 

 

 

Une autre vue de l'église depuis le carrefour avec la route de Bignan.

 

 

 

 

 

Cette deuxième vue de l'église, quasiment du même cadre mais antérieure, montre bien l'évolution de l'actuelle rue de la place de l'église.

Remarquez la belle remise en toit de chaume près de la maison. Le muret rendait étroit le passage. On aperçoit à la gauche de la photo la croix, toujours en place, de la maison des Soeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 
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