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La ferveur religieuse des Bretons se devine encore par la présence d’innombrables chapelles érigées au cœur des bourgs, dans les landes, auprès des fermes ou au cœur des villages… Leur emplacement est souvent le fruit de légende teintée de réalité, ou même choisi pour éradiquer un lieu de culte païen. L’au-delà est très présent dans la culture bretonne, et ces lieux sont encore synonymes de recueillement et d’espérance. Le maintien des traditions, telles que les Pardons, sont là pour le rappeler. Les Bretons sont attachés à ces monuments chargés d’histoire locale, et il n’est pas rare que les habitants logeant à proximité se regroupent en association de sauvegarde. Entre le IVe et le VIe siècle, des moines venus principalement d’Irlande et du Pays de Galles débarquent sur les côtes d’Armorique pour apporter la Bonne Nouvelle aux païens. C’est à cette époque que la Bretagne est christianisée. Entre le XIVe et le XVIIIe siècle, les nombreuses constructions d’églises et de chapelles expriment la prospérité de la Bretagne, la fierté paysanne et le triomphe de la foi catholique. L’eau, symbole de vie par excellence, est souvent associée aux chapelles, et on trouve fréquemment une fontaine non loin de l’édifice religieux. Chaque chapelle est une dévotion à un Saint à qui l’on prête des pouvoirs de guérison particuliers.

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