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Ce pont tire son nom de la rivière qu'il franchit. Ce modeste édifice aujourd'hui représente un point de passage qui fut le théâtre d'une des plus grande bataille de la Chouannerie Bretonne face aux Armées Républicaines... En ce temps là, les points de passage au-dessus des cours d'eau étaient évidemment moins fréquents. Une stèle commémorative rappelle d'ailleurs l'importance de ce lieu dans l'Histoire de la Révolution dans l'ouest de la France.. En effet, c'est ici que le 25 janvier 1800, les troupes chouannes du général Georges Cadoudal s'affronteront aux soldats républicains du général Olivier Harty. Le contexte local.... Le général Harty était en poste à Vannes. Prévenu de l'arrivée imminente du général Brune, Harty décida de tenter une attaque surprise pour dégager Vannes et briser le blocus de la ville qui mettait la population dans la misère. Harty savait que les Chouans, dans les Landes de Lanvaux, avaient accumulés des réserves de vivres abondantes. Il espérait saisir les vivres pour ravitailler ses troupes et par la même occasion, chasser Cadoudal de Grand-Champ qui était sa base principale. Le général républicain se met en route avec 3500 à 4000 hommes... Mais Cadoudal fut averti de l'avancée d'Harty, et disposant de troupes en sous nombre, choisit de se replier sur Plaudren. Les républicains prennent donc aisément Grand-Champ et réquisitionnent les vivres que de toute façon les fermiers abandonnent, effrayés et fuyants devant l'arrivée des soldats. Chacun campe d'un côté de la rivière. Les républicains du côté de Grand-Champ, les Chouans du côté de Plaudren proche de Locqueltas. Il rassemble les légions de Bignan, Vannes et Auray et mobilise aussi celles de Muzillac et Redon, commandées par Sol de Grisolles qui se met en marche pour participer au combat. Les chouans passent à l'attaque le 25 janvier à sept heures du matin. Guillemot "le Roi de Bignan" presse ses troupes sur Camzon en Locqueltas forçant les "bleus" à se replier... Ces derniers seraient complètement mis à mal si Sol de Grisolles n'avait du retard, pris dans des accrochages avec les troupes du général républicain Grigny... Cadoudal et La Haye Saint-Hilaire attaque également, et cherche à prendre à revers les troupes de Harty qui quittent Grand-Champ pour rejoindre le Pont du Loc'h. La suite est une bataille confuse... le brouillard est très dense, et on ne sait plus vraiment qui tire sur qui... La bataille ne laisse aucun vainqueur... Les morts sont toujours plus nombreux dans le camp adverse.. Sans que l'on sache vraiment. Ce qui est sûr, c'est que la bataille du Pont Du Loc'h mettra fin à cette période de la Chouannerie... Les trois grandes étapes de la Chouannerie 1791 - 1795 : Cette première chouannerie débuterait à partir du moment où les prêtres refusent la Constitution Civile du Clergé et finirait par le débarquement de Quiberon. 1795 - 1800 : Après une courte trêve rompue par des escarmouches, la chouannerie continue et les républicains organisent la traque des chefs chouans (mort de Jean Jan en 1798). Différents massacres se succèdent durant cette période comme celui de Limbloc'h en 1796. 1800 - 1805 : devant la détermination de Brune, envoyé par Bonaparte pour rétablir la paix (bataille du pont du Loc'h), Cadoudal dépose les armes le 12 février 1800. Mais la Chouannerie continue est postérieure à la pacification de Hoche en 1795. Elle est marquée par la lassitude des paysans et le retour de la tolérance religieuse. Mais le combat politique continue avec l'aide des princes et l'Angleterre. Elle se termine avec la mort de Cadoudal en 1804 et Guillemot en 1805. Lors de l'épisode des Cent Jours en 1815, une petite Chouannerie animée par des étudiants de Vannes et de Sainte Anne d'Auray éclatera. Elle sera suivie en 1832 d'une tentative désespérée de la Duchesse de Berry pour soulever le pays...
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